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A la rencontre des Mayas ...

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14 mars 2013

Les derniers jours

Nous ne pouvions pas terminer notre voyage sans passer par Puebla, une autre superbe ville coloniale inscrite au patrimoine de l'Unesco, ses 70 églises, son histoire liée à la révolution Mexicaine et à la défaite que la France de Napoléon III y a subie, ses édifices anciens ornés d'azulejos, sa magnifique chapelle du rosaire toute dorée et ses spécialités culinaires, en particulier une sauce à base de chocolat, le mole, pour accompagner des plats de viande ou de poisson.

Nous y étions un dimanche et comme toujours sur les places Mexicaines, c'est la fête, des clowns, de la musique, de la danse et beaucoup de monde. Des couples d'un certain âge dansaient sous les arcades au son des marimbas, des mariachis avec sombreros et costumes clinquants chantaient les airs archi connus. Les dimanches français vont nous paraître un peu pâles en comparaison.

Une autre attraction de la région de Puebla, ce sont ses volcans que nous avons approchés en partant de Mexico. Depuis le Paso de Cortés à 3500 mètres nous avons admiré et photographié sous tous leurs angles le Popo(catepetl) 5452 mètres toujours en activité et l'Itza(ccihuatl)5220 mètres qu'il est possible d'escalader avec guide et autorisation.

Le dernier jour nous avons prévu d'aller à Xochimilco dans la banlieue de Mexico pour voir les canaux, nous y balader à bord d' une barque colorée et avoir ainsi une petite idée de la région du temps des Aztèques avec son lac et ses îles. Nous avons été déçu, non par les couleurs, ni par l'ambiance mais par la sollicitation permanente de vendeurs, de chanteurs, cela nous a rappelé le Vietnam.

Et voilà c'est fini, nous prenons l'avion demain 14 Mars à 12H40 et nous arriverons à Bordeaux le 15 à 18H après un stop de 10 heures à Madrid. Nous sommes enchantés de notre voyage, nous n'avons rencontré aucun problème, nous avons la tête pleine de belles choses et nous sommes heureux de rentrer, de tous vous retrouver, vous qui nous avez lus et accompagnés de vos messages toujours les bienvenus.

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10 mars 2013

Oaxaca

Nous avons fait une pause de 3 jours à Puerto Escondido au bord du Pacifique et de ses vagues, Fabrice était un peu patraque, nous avons donc profité du soleil, de la plage, il y a de petites criques, nous avons admiré les surfers sur des vagues monstrueuses, les couchers de soleil autour d'une margarita ou d'un cuba libre, nous avons marché le long des immenses plages désertes, rien de bien fatiguant. Puis nous avons pris une route de montagne magnifique mais très sinueuse à travers la Sierra Madre pour rejoindre Oaxaca, une ville coloniale classée au patrimoine de l'Unesco, un véritable bijou, très vivant, des galeries d'art partout, de la musique dans tous les cafés, des manifestations permanentes sur la place centrale pour réclamer des enseignants dans les villages indigènes. Il faut dire que l'état de Oaxaca est pauvre, le pourcentage d'indigènes important, la différence de niveau de vie disproportionnée, ce qui explique les révoltes permanentes contre le gouvernement provincial mais aussi fédéral.

Bien sûr nous avons été voir les sites archéologiques de cet état, et non, ce ne sont plus des vestiges Mayas, nous sommes chez les Zapotèques. Tout d'abord nous avons découvert le site de Monte Alban sur un plateau brûlé de soleil, entouré de montagnes, cerné de cactus et jacarendas bleus, ce site magique déjà abandonné au moment de la conquête Espagnole a plus de 2000 ans. Nous y avons éprouvé un peu les mêmes sensations qu'à Teotihuacan.. Au musée de Oaxaca nous avons admiré le trésor retrouvé dans une tombe de Monte Alban, un roi Mixtèque postérieur aux Zapotèques y avait été enterré avec ses serviteurs, il était entouré d'objets en argent, or, jade, cristal, perles et même un crâne incrusté de turquoises et d'or, une découverte digne de celle de Toutankamon. Autre site Zapotèque, Mitla, qui date de 1000 ans et où cohabitent 3 époques, la préhispanique, la coloniale avec son église construite sur un temple Zapotèque et la contemporaine avec son village actuel toujours peuplé de Zapotèques. Cette cohabitation est vraiment spectaculaire et que dire des mosaïques précolombiennes du palais Zapotèque, elles sont belles, bien conservées et uniques au Mexique. Les formes géométriques présentes sur les façades du palais sont de nos jours reprises sur les tapis tissés dans la région par les villageois pendant les mois d'hiver, de moindre activité agricole.

L'autre spécialité de la région, l'or de Oaxaca, la production de Mezcal. Le mezcal est fait à partir du cœur de l'agave, qui est fumé et distillé. Nous avons visité une fabrique et dégusté différents mezcal sans aller jusqu'à l'accompagner comme les Mexicains de sel, de piment et du vers de l'agave. Une petite précision, la téquilla est un mezcal produit industriellement à partir le l'agave bleue.

Nous terminons notre tour de Oaxaca par l'arbre de Tulle, un cyprès, l'arbre le plus gros du monde, 58 mètres de circonférence et 42 mètres de hauteur et surtout les cascades pétrifiées de Hierve El Agua (l'eau qui bout) en fait l'eau ne bout pas du tout, elle est fraîche, elle est pleine de minéraux, de sel et au contact de l'air en sortant du sol, elle semble bouillonner, elle s'écoule le long des falaises de 800 mètres et crée des formations ayant l'apparence de falaises pétrifiées. La baignade dans les bassins à 2000 mètres d'altitude a été un grand moment.

Nous remontons toujours vers Mexico, nous nous apprêtons à vous revoir, vous raconter de vive voix notre voyage, nous allons trouver les petits changés, Julien avec ses 7 ans et sa dent en moins est maintenant un grand. Dans le bus qui nous conduit à Puebla nous regardons un film le dernier «Cars».

6 mars 2013

Bonnes vacances

 

Ce message facile à lire pour souhaiter de très bonnes vacances à tous nos petits enfants, nous pensons beaucoup à vous et nous sommes très contents de vous retrouver bientôt, dans une semaine.

Pour l'album photos, nous avons sélectionné des photos d'animaux. En ce moment nous sommes au bord de la plage sur la côte Pacifique, il y a de très grosses vagues et beaucoup de surfers, même des petits enfants qui prennent des cours. Nous vous aimons et nous vous faisons de gros gros bisous. Mamilène et Papi Fabrice

PS : Un coucher de soleil sur le pacifique et le pipe line mexicain pour Sylvain...

 

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3 mars 2013

Le Chiapas

Au Chiapas, nous restons encore avec les Mayas, ils y sont plus nombreux que dans tous les autres états du Mexique. La population y est très pauvre malgré les grandes richesses de cet état, café, maïs, élevage, gisement de pétrole et de gaz. Cet état de fait a conduit à la révolte Zapatiste, menée par Marcos en 1994. Rien ne transparaît actuellement, l'armée est toutefois très présente et il est évident qu'il y aura des heurts tant que les peuples indigènes ne seront pas pris en considération et représentés politiquement.

Nous restons à plus de 2000 mètres d'altitude et nous sommes entourés de montagnes, mais nous rassurons Cédric, les routes ont été refaites avec toujours beaucoup beaucoup de ralentisseurs, toutefois les transports nous paraissent luxueux, une personne par place assise, nous avions oublié cela au Guatemala.

Notre première étape a été Comitan, un endroit très agréable à vivre avec tout le charme d'une vieille ville coloniale de province. Nous y avons rencontré un Québécois qui voyage 6 mois par an, car il travaille dans une ferme, l'été bien sûr, il est venu chez des amis Mexicains qui viennent travailler au Québec 6 mois chaque année, ce programme d'échange existe depuis presque 20 ans. Pour changer, nous sommes allés mangé chez un Québécois d'origine Italienne, marié à une Mexicaine... que les lasagnes étaient bonnes car il faut vous dire qu'on sature de la cuisine Mexicaine, maïs, haricots rouges, poulet et toujours de la friture.

Depuis Comitan, nous sommes allés à la cascade El Chiflon, un superbe point de vue, des vasques d'un bleu turquoise, une baignade rafraîchissante, une ballade nature belle et agréable.

 Deuxième ville du Chiapas, la très connue San Cristobal de Las Casas, beaucoup plus touristique, très cosmopolite a toutefois beaucoup d'attraits, il fait bon observer la vie sur la place principale autour de la Cathédrale, déambuler sur la rue piétonne qui traverse la ville, négocier les souvenirs sur le marché qui jouxte le temple Saint Dominique ou manger chez les Zapatistes. Nous y faisons connaissance avec les Mayas Tzotziles, leurs jupes et tuniques épaisses en laine noire, impressionnants et que dire de l'odeur de fauve dans le bus qui nous conduit à San Juan Chamula, un jour de marché. Dans ce village nous visitons l'église ou plutôt le temple Maya, c'est l'occasion de nous faire expliquer leurs rites. Chaque saint de la religion catholique est associé à un dieu Maya, toujours en lien avec la nature, par exemple saint Jean Baptiste le plus vénéré dans cette église est relié au dieu de la pluie ou de l'eau. Les chamanes sollicités prient en allumant des bougies de couleur, la couleur est fonction de la demande, en buvant de l'alcool et du coca pour roter et expulser ainsi les maux de leurs patients et pour les cas graves en sacrifiant un poulet ou une poule selon le sexe du malade. Des majordomes ont la charge d'un saint pour un an, ils l'habillent, le fleurissent. L'ambiance enfumée est surréaliste. Pour continuer sur le même thème, nous sommes allés visiter le musée de la médecine Maya,il y a une grande spécialisation: des preneurs de pouls qui détectent les maux, ceux qui soignent les maux de l'âme en priant dans la montagne, les herboristes, les sages femmes et ceux qui soignent les maladies des os, avec toujours la croix, symbole de la terre, la mère nourricière et les 4 éléments.

Nous quittons le Chiapas après avoir visité le canon del Sumidero et ses falaises de 1000 mètres, depuis le mignon petit village de Chiapa de Corzo, son étonnante fontaine Mudéjar en forme de couronne royale et son festival de Marimba, de la musique avec xylophones, c'est une spécialité de la région.Le départ pour la côte Pacifique est prévu ce soir en bus de nuit mais avant nous irons voir le zoo de Tuxla et nous ferons un album photos spécial animaux du Chiapas avec le fameux quetzal.

Hasta Luego.

27 février 2013

L'Altiplano

Nous avons tout d'abord passé 2 jours au bord du lac Atitlan, un lac magnifique à 1550 mètres d'altitude, entouré d'une chaîne de majestueux volcans , qui s'est crée il y a 85 0000 ans à la suite d'éruptions gigantesques. Le spectacle est grandiose même si ce coin est devenu très touristique. Depuis Panajachel, le village le plus important, nous sommes allés en bateau voir les autres villages situés autour du lac, nous sommes même tombés en panne au milieu du lac, le vent s'était levé et il y avait pas mal de vagues, mais rien de bien méchant, nous avons sauté dans un autre bateau. Les vendeurs de souvenirs sont bien là à toutes les arrivées de bateau, mais il reste le charme des habitants, des Cakchiquels et des Tzutuhils qui ont gardé leur mode de vie traditionnelle basé sur la culture du maïs et du café, chaque village a son costume, des étoffes somptueuses au motifs très élaborés essentiellement pour les femmes mais quelques anciens ont un drôle de costume avec un lainage noué comme une jupe autour de la taille. Notre préférence va au village de San Juan, grignoté par les eaux depuis le cyclone de 2010 et encore un peu à l'écart des touristes, les gens sont gentils, nonchalants, tous les murs sont décorés de peintures naïves, ils ont crée des associations autour du tissage et de la peinture. Nous avons peu de photos de visages car pour ces peuples, prendre une photo, c'est prendre un peu de leur âme.

Il était bien sûr impensable de venir dans le coin sans aller au marché de Chichicastenango, un jeudi ou un dimanche. Nous sommes chez les Quichés, l'ethnie la plus importante de l'Altiplano et il s'y déroule le marché indien le plus important du Guatemala, 2000 échoppes et des centaines de Mayas venant des villages des environs, avec tout l'artisanat du pays et même s'il a perdu un peu de son authenticité cela vaut la peine d'y faire ses achats, de prendre un bain de foule et de s'installer à un balcon et admirer les corsages brodés des femmes, leurs jupons rayés, observer la vente de bananes enrobées de chocolat en même temps que des ustensiles de toutes sortes. A part le marché, il faut aller voir l'église, construite sur un ancien lieu de culte Maya, qui mélange allègrement, comme celle de Santiago Atitlan atour du lac du même nom, les croyances catholiques et mayas. Sur les marches de l'église les prêtres Mayas officient, ils récitent des litanies anciennes en agitant des encensoirs de copal, l'encens traditionnel des Mayas, dans l'église même, il y a 7 autels de pierre rectangulaire avec des chandelles allumées, des pétales de fleurs arrosées à l'eau de vie. Les prières s'adressent, à voix haute voir chantée ou criée, aussi bien aux saints, à Jésus qu'aux dieux de la terre, du maïs. L'église Catholique accepte relativement bien ces manifestations, ce n'est pas le cas des diverses églises reformées qui foisonnent dans le pays. Il faut voir dans tous les villages du Guatémala les messes qui rassemblent les gens du village avec orchestres, chants rythmés et qui durent des heures, le nom de Dieu est associé à tout. C'est vraiment étonnant.

Dans cette région nous avons rencontré des gens passionnants, peu de locaux , des touristes donc, une Française travaillant aux Nations Unies, elle connaît le monde entier et les endroits particulièrement sensibles, après 10 ans en Asie, elle vient d'arriver dans cette partie du monde, elle est basée à Haïti; une Danoise de notre âge qui a appris le Français en tant que jeune fille au pair à Bordeaux et qui connaît la France aussi bien que nous; un couple Italo-Egyptien, journaliste et économiste à New York, nous y sommes invité; des jeunes filles Françaises travaillant dans une école Française à San Francico. Ces rencontres sont très riches mais ils nous manquent les contacts avec les populations Indigènes.

Nous décidons donc de sortir des chemins touristiques, nous partons à la rencontre des Ixil à Nébaj dans une superbe région montagneuse, cette région a été très touchée par la répression de 1980 , des villages ont été entièrement décimés par l'armée, le gouvernement et les grands propriétaires terriens qui voulaient récupérer les terres défrichées par les Indigènes, tous des Mayas analphabètes et parlant des idiomes différents , particulièrement pauvres et traités comme des parias, ces derniers s'étant rassemblés et révoltés. Ce sujet est encore très sensible dans la région, des ONG travaillent à Nébaj pour améliorer les conditions de vie de ces populations encore analphabètes à 80% qui défrichent la montagne en famille à la pioche et à la machette .

Là, nous avons eu l'impression de connaître un peu mieux les Guatémaltèques, les Indigènes représentant 60% de la population du Guatemala, nous sommes allés à leur rencontre lors d'un trek d'une journée, nous avons mangé comme eux, dans une de leurs maisons, sol en terre battue, cuisine au feu de bois à même le sol, les animaux dans la maison, on est loin du Guatemala touristique. Les communications sont facilitées avec les femmes, celles qui parlent un peu Espagnol mais il faut que Marie Hélène soit là. Une journée très riche mais un peu fatigante, le soleil tape dur et les grimpettes sont longues. Notre guide est un peu taciturne, il a 66 ans et pas un cheveu blanc.

Nous décidons de poursuivre la découverte de ce Guatemala en allant à Todos Santos, pour y arriver, c'est un peu le parcours du combattant, les trajets dans les bus avec des bébés sur les genoux ou debout, ça va pour les petits mais Fabrice doit se plier en deux, les poules sur le toit, les pannes de bus et pour couronner le tout Marie Hélène malade. Nous arrivons au village par une route de toute beauté dans la sierra de Los Cuchumatanes. Un havre de paix où tous les hommes, jeunes et vieux sont habillés avec un pantalon rouge à rayures, des chemises brodées et des chapeaux de paille, nous sommes chez les Mams à 2400 mètres d'altitude et quand le soleil est couché, il fait froid, il nous faut bien 3 couvertures. Nous mangeons dans la cuisine de la famille qui nous héberge, c'est sympathique et ouvert.

Le lendemain Fabrice part faire une grande course (8heures), dans la sierra à plus de 3000m avec vue sur les volcans d'Antigua, de Panajachel et du Mexique, Marie Hélène se repose et profite de ce village irréel.

Le message est long car il n'y a pas d'internet pour faire des envois. Nous pensons à vous, vous nous accompagnez pendant tout notre voyage et nous voulons tout vous faire partager. Nous vous envoyons ce message du Mexique où nous venons d'arriver.

 PS: Bon anniversaire Arnaud

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22 février 2013

Antigua

Du Honduras, nous avons rejoint Antigua en laissant de côté Cuidad de Guatemala, la capitale du Guatemala sans grand intérêt et peu sure. Antigua c'est le charme de ses ruines qui continuent à vivre, ses maisons coloniales avec des patios de toute beauté et son site exceptionnel dominé par 3 volcans, l'Agua, le Fuego qui fume toujours et l'Acatenango. Antigua vit toujours au rythme de son passé d' ancienne capitale d'Amérique Centrale et ce malgré les calamités subies tout au long du XVIII ème siécle, la dernière date de 2010. Antigua, c'est une atmosphère, à chaque coin de rue on tombe sur une église, un couvent en ruine mais le tout, vivant et complètement intégré à la ville actuelle, c'est étonnant et presque enchanté; l'air y est très pur, nous sommes à 1500 mètres.

 Nous sommes arrivés un dimanche, tout le monde était dehors, il y avait de la musique sur la place centrale, de plus Antigua prépare les fêtes de Pâques, nous avons donc assisté à une procession d'une ampleur particulière, des Romains en toge, des centaines de pénitents en mauve même les bébés, transportant de lourdes statues du Christ ou de la vierge au son d'orchestre de cuivres et de percussions. Tout est codifié, et empreint de ferveur, la procession parcourt toute la ville, en partant de l'église San Francisco où est enterré un prêtre canonisé en 2002 pour arriver à l'église de la Merced la plus vieille de la ville, à la façade jaune et dont les décors de fleurs et de raisins nous ont fait pensé à de la crème Chantilly.

Nous laissons Antigua mais nous restons dans la partie très touristique du Guatémala, nous partons vers le lac Atitlan.

19 février 2013

19 Copan (Honduras)

Puerto Barrios , l'ancien port principal de l'ex United Fruit Company société Américaine qui détenait 80% de la production mondiale de bananes et qui avait donc une certaine influence sur les républiques bananières d'Amérique centrale, est maintenant quelque peu endormi. La traversée en barque depuis Livingston a été chahutée, de là nous avons décidé de rejoindre les ruines de Copan au Honduras. Le trajet a été un peu folklorique, souvent debout ou sur une fesse dans une succession de bus surpeuplés, mais nous avons quand même rejoint le petit village de Copan très cool au milieu des plantations de café et de tabac et peuplé essentiellement de métis qui n'ont plus rien à voir avec les Mayas. Les rencontres avec les locaux et les touristes essentiellement européens depuis notre entrée au Guatemala, sont toujours aussi agréables.

Vous allez vous dire encore des ruines Mayas, n'en ont ils pas marre? Et bien non, nous avons même eu un coup de cœur pour ce site, il est superbement conservé, les stèles et les sculptures sont exceptionnelles, elles représentent souvent le roi Dix Huit Lapins. Et que dire de escalier hiéroglyphique, un véritable livre en pierre avec plus de 2500 signes Mayas. Pour ne rien gâcher, de magnifiques perroquets multicolores nous accueillent à l'entrée de ce site qui à l'époque classique, entre 200 et 900 après JC était un centre scientifique et astronomique de premier ordre. Sans aucun instrument optique les astronomes Mayas avaient déjà évalué la durée d'un cycle lunaire.

 

Le musée est intéressant car le parti a été pris de présenter des reprographies de certaines façades ainsi qu' une impressionnante reproduction grandeur nature du temple Rosa Lila découvert sous un autre temple, puisque les Mayas avaient pour habitude de ne pas détruire mais de construire par dessus. C'est une bonne façon de stimuler l'imagination des visiteurs.

Le soir, c'était samedi, nous avons été bercés par les musiciens, des mariachis animant une fête familiale mais aussi par les basses d'une boîte de nuit proche de notre hôtel, mais bon cette musique nous parle beaucoup plus que la musique asiatique de l'an dernier.

Bises à tous, en particulier nos petits et nos 3 petits derniers que nous allons certainement trouver bien changés.

17 février 2013

20 Livingston (celui qui nous a acheté la Louisiane)

Nous partons maintenant plein sud vers un singulier village Livingston que nous rejoignons depuis Rio Dulce par bateau car il n'y a pas de route. Le Rio Dulce est un beau fleuve qui traverse la forêt tropicale, il s'élargit pour former El Golfete puis s'étrangle dans un magnifique canyon surpeuplé d'oiseaux exotiques, aigrettes, pélicans, cormorans et se termine dans l'océan Atlantique, la balade sur le fleuve est féerique et les eaux particulièrement chaudes.

Cette petite ville est habitée en majorité par des Noirs, descendants d'esclaves, l’ethnie Garifuna. Cette ethnie est née sur l'île de Saint Vincent d'un métissage entre esclaves noirs africains et Amérindiens, ils ont été déportés vers la Jamaïque puis sur une île du Honduras, de là ils sont partis peupler différents points de la côte Caraïbe, en particulier le sud du Bélize et Livingston.

Aujourd'hui il y a cohabitation entre les Ladinos (métis d'Indiens et d'Espagnols) qui tiennent tous les commerces et les richesses, les Indigènes (ne pas dire les Indiens, ici c'est péjoratif) pauvres, très réservés (nous les comprenons après avoir lu les mémoires de Rigoberta Menchu, prix Nobel de la paix) et les Garifunas aussi pauvres mais gais et avenants, ce sont eux qui font l'ambiance de Livingston entre reggae et salsa. C'est bon de s'asseoir à une terrasse de café en dégustant un tapado, bouillabaisse locale et en buvant un coco loco, le spectacle est dans la rue. Nous nous sommes sentis privilégiés dans ce village du bout du monde.

14 février 2013

21 Tikal

Nous avons quitté le Bélize en passant par San Ignacio, une petite ville nonchalante le jour et très animée le dimanche soir, il y a quelques touristes qui veulent rejoindre comme nous Tikal, mais c'est aussi le point de départ pour des sorties nature dans les Mayas mountains. Nous allons quitté ce peuple dont les origines comme l'indique leur drapeau sont un croisement de pirates et d'esclaves noirs. Nous avons pu admirer une palette étonnante de visages dans les bus jaunes, type ramassage scolaire en Angleterre, toujours bondés, il faut dire que personne n'est laissé sur le bord de la route.

Nous aurons, de cette escapade Bélizienne, une pensée émue pour notre petite île perdue dans la mer des Caraïbes.

Et voilà maintenant le Guatemala, notre première escale est El Remate au bord du lac Peten Itza et à 30 km de Tikal, dans une maison d'hôtes avec un patron adorable et un couple sympathique de jeunes Franco-Espagnol qui travaillent à Bordeaux, le monde est petit.

Nous partons à 5h30 découvrir Tikal au lever du soleil, mais nous restons dans la brume jusqu'à 9 heures, cela donne un côté féerique aux majestueuses pyramides. Tikal est vraiment impressionnant au milieu de son parc de 500 km2 de jungle et il nous faudra bien 7 heures pour explorer les 16 km2 de ruines sous le bavardages des perroquets verts et jaunes, des toucans et autres oiseaux tropicaux, les cris des singes hurleurs et au milieu d'arbres magnifiques en particulier les kapokiers, arbre sacré et les sapotilliers dont on tire la gomme à mâcher.

Les premiers mayas arrivèrent sur le site environ 700 ans avant JC et donc où que nous allions nous marchons sur des ruines, c'est pendant la période classique, entre 200 et 950 après JC que cette cité

a connu son apogée et nous en avons admiré les vestiges, les 2 immenses pyramides (45 mètres et 38mètres) qui se font face sur la grande place, un temple de 57 mètres qui vient d'être dégagé , le monde perdu et son observatoire astronomique (le dada des Mayas) et enfin le plus haut édifice de l'Amérique préhispanique, 65 mètres. De là haut le panorama est vraiment exceptionnel avec les sommets des hautes pyramides qui émergent de la jungle, c'est certainement cette image qui restera dans nos mémoires, un magnifique moment.

Le site est tellement grand que nous avons pu le découvrir souvent seuls, il n'y a aucun marchand de souvenir et c'est encore, de nos jours, un lieu de cérémonies pour les Mayas, un anti Chichen Itza et tant mieux.

Merci à vous qui nous écrivez, on attend toujours de vos nouvelles avec impatience.

 

PS: Bonne Saint Valentin à tous et bonne fête à notre petit fils

 

9 février 2013

Glover's reef, un petit paradis

Notre semaine dans l'île corallienne de Glover à 50 km du continent et à hauteur de Dangriga se termine. La barrière de corail est la plus grande de l'hémisphère nord, c'est une zone préservée.

Nous sommes partis d'un port au bord d'une rivière et loin de toute civilisation, sur un catamaran très chargé avec 20 personnes, Canadiens et Américains. Le voyage était extraordinaire, soleil, peu de vagues et des gens partout sur les flotteurs et le roof. Nous avons traversé des atolls, longés des îles et l'arrivée, 4 heures plus tard, s'est faite sous une belle averse tropicale. Nous avions l'impression d'avoir l'île pour nous, pas d'électricité pas d'eau courante, de véritables Robinson Crusoé mais avec quand même un restaurant. Nous avons dégusté des langoustes sans vin blanc bien sûr, mais avec un ti punch en apéro, le rhum Bélizien est aussi bon que celui de nos Antilles et nous avions apporté notre bouteille.

Une semaine de rêve dans notre cabane au bord du lagon, à nager, lire, merci le ebook, à faire du kayak, plonger dans les massifs de coraux splendides, les gorgones violettes se balançant au rythme de la houle, observer tous les poissons des Caraïbes, nous sommes dans une réserve et il y en a beaucoup, de toutes les couleurs et de très gros. Nous avons vu raies, requins (communs pas des bouldogues), barracudas, langoustes mais aussi des nuages de milliers de poissons se déformant au fur et à mesure que nous nagions vers eux.

Vous l'avez compris nous avons adoré, c'est un petit coin de paradis sous le soleil avec toujours une légère brise marine, sans moustique et une eau turquoise. Merci Nelly et Cédric pour le tuyau, c'est maintenant la fille de celui que vous aviez connu qui tient cette jolie île.

Nous avons beaucoup pensé à nos aventuriers en herbe, ils seraient aux anges, il faudra y penser.

PS: Bon anniversaire Julien fais bien la fête avec tes copains, promènes toi sous l'eau à la recherche du trésor (message codé). Gros gros bisous

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